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Ancrage

Bonjour tout le monde,


Nous continuons cette pratique de présence à soi et cette semaine, il y a beaucoup de mots qui me sont montés et que j'avais envie d'utiliser pour ce partage. Comme je célébrais mon 40e anniversaire de naissance, évidemment, le mot célébration me semblait approprié, puis celui d'échange et d'amitiés, car j'ai vraiment été bénie de fabuleuses conversations sur une période de trois jours. Retrouvailles aurait aussi pu être le mot choisi, car j'ai repris contact avec quelques personnes. Et finalement, intention parce que dans mon coaching de mouvement de la vie, c'est le cadeau que j'ai récolté durant la semaine, comprendre le pouvoir de l'intention.



Pourtant, c'est le mot ancrage que j'ai choisi comme titre et à propos duquel j'ai le plus envie de partager en ce beau dimanche après-midi. L'ancrage c'est quelque chose qui me tient à coeur, car je suis un peu une âme désincarnée et la réalité physique n'est pas quelque chose d'évident à vivre pour moi. Mais cela fait des années que je suis consciente de cela et j'essaie d'amener des activités d'ancrage dans ma vie. Et pourtant, ce n'est que ce matin que j'ai compris ce que ça voulait dire s'ancrer. Ma pratique de méditation m'a bien appris à me relier à la terre et parfois même à visualiser des racines qui descendent profondément dans le sol. Mais en quelque sorte, cela reste un travail mental, un travail d'imagination. Alors que j'ai pris dernièrement la décision d'amener plus de conscience dans les choses que je fais avec automatisme, comme manger par exemple, c'est en mangeant mon bol de céréales que j'ai finalement compris que s'ancrer veut dire être dans son corps et être présent aux choses qui s'y passe. Cette constatation était un peu aussi le résultat d'une réflexion après avoir appris qu'une personne qui a eu un impact important dans ma vie souffrait de la maladie de Parkinson. La façon dont elle me décrivait cela, c'est comme si c'était plein de deuils à faire, car lorsqu'une partie du corps ne répond plus, il n'y a pas de retour en arrière. C'est un peu comme une mort très très lente où petit à petit, les lumières qui animaient le corps s'éteignent les unes après les autres, jusqu'à ce que celle qui brille dans le coeur s'éteigne aussi. Et dans mes croyances, l'injustice n'existe pas, nous vivons les expériences nécessaires à notre apprentissage, aussi pénible que cela peut être. Je ne crois pas qu'il y ait de pertes sans gains. Et donc, d'apprendre que mon amie vivait cette paralysie progressive de son corps, l'obligeant inévitablement à prendre conscience de ces habilités physiques qui défaillent, je me suis demandée à quel point étais-je consciente de mon corps? Je remarque sa présence quand une partie me fait souffrir, mais en dehors de ces moments désagréables, suis-je vraiment consciente de ce qui s'y passe? Je remarque que chaque matin, dans ma pratique de Qi Gong qui est supposé être une méditation en mouvement, je pense à des tonnes de choses. Quand je mange, je pense à des tonnes de choses. Quand je marche, même pattern. En fait, il n'y a que dans les moments d'effort "extrême" où je prends vraiment conscience du corps que j'habite, car le reste du temps, j'habite surtout la tête. Et n'est-ce pas intéressant de poser notre attention sur le concept de pensée cartésienne, qui vient de Descartes, "je pense, donc je suis". Quelle genre de société serions-nous si cette petite phrase avait été "je respire, donc je suis"? Donnons-nous autant d'espace à nos ressentis qu'à nos pensées?


Cette semaine, je vous invite à regarder ce petit vidéo en restant bien conscient de votre corps. Qu'est-ce que ce voyage de couleurs vous fait éprouve/sentir?



Je vous souhaite une semaine toute en lumière


Fleuressence

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